26 décembre 2004

Chapitre 1 –Le départ

       -          « Quelle journée de merde ! ».

Il était 23h00 passée, et Patrick sortait à peine de la Bourse de Paris, encore une journée de près de 15 heures. Cela faisait bien 2 semaines qu'il était à ce rythme là, tout cela à cause d'un « rigolo » qui essayait de pénétrer les systèmes de sécurité de la Bourse. « Essayait » !!! Il avait plutôt réussi, même si l'origine de tout ce fatras n'était pas encore clairement identifiée, la loi de Murphy avait encore été une fois de plus vérifiée. Et ce rigolo avait l'air de connaître très bien (trop ?) l'architecture de sécurité complexe qui protégeait le sanctuaire du capitalisme moderne.

Patrick Rolland en était le responsable de cette sécurité, et au niveau de toute l'infrastructure informatique du Palais Grognard. Les incidents s'étaient multipliés : pannes d'éléments actifs du réseau interne, plantages de serveurs, fichiers logs corrompus… Toute la chaîne de protections avait montrée des défaillances, et il en était le superviseur numéro 1 ! Maintenant il fallait « réparer «  et surtout identifier la source de tout ce gâchis. Ce n'était pas la tâche la plus simple, et le boulot était stressant au possible.

-          « Et ce mal de tête qui ne passe pas.. »

Cela n'arrangeait vraiment rien, une migraine carabinée le détruisait chaque jour un peu plus, et ce depuis le début des intrusions pirates. L'air frais de ce mois de décembre ne lui faisait aucun bien et il avait toujours l'impression d'avoir un étau sur ses tempes qui se serrait un peu plus chaque jour. Les tubes d'aspirine qu'ils s'enfilaient ne lui octroyaient que de très brèves pauses dans sa souffrance. A peine de quoi lui permettre de travailler avec un minimum d'efficacité, efficacité limitée comme n'arrêtait pas de lui hurler sa hiérarchie.

Il pensait que la marche à pied lui ferait du bien, mais il se trompait, chaque pas faisait résonner ses tempes douloureusement. D'habitude il prenait le métro pour les 3 stations qui le séparaient de son travail, mais le bruit confiné de la foule rendait son humeur encore plus détestable.

-          « Bon c'est décidé j'appelle un docteur dès ce week-end, un docteur ou un Psy ? »

Les maux de têtes étaient terribles mais ce qu'il lui faisait encore un peu plus peur c'était les voix. Elles s'étaient manifestées il y a 4 jours, et ça, ça l'inquiétait vraiment. Il devenait fou ou quoi ? Ces semaines de travail acharné l'avaient elles rendu fou ? Ou du moins atteint psychiquement. Ce n'était pas la première fois qu'il était dans une situation hyper stressante quand même !

Surtout que ces voix ne disait rein de censé, c'était un charabia incompréhensible sur un ton guttural ou étouffé ou bien les 2 à la fois. Il n'avait pas pu identifier si c'était une ou plusieurs voix d'ailleurs, les tonalités et le niveau sonore étaient à chaque fois différents. Cela pouvait être tout aussi bien une même voix que des voix… Etait il gravement malade ? Une maladie incurable, congénitale ?

- « Moi qui n'ai jamais un rhume, c'est bien le comble. Cela ne peut être que le surmenage, il faut que je fasse un break d'urgence»

Posté par Bolki à 10:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Chapitre 1 –Le départ - « Quelle journée de merde

    impressions

    Bon bon...

    de l'heroic fantasy donc...

    là-dessus, je quitte l'ordi pour faire la vaisselle...
    et je me dis : voyons voir... oui, il y a bien des auteurs d'heroic fantasy qui font des incursions dans le monde réel, Zelazny avec le cycle d'Ambre, King avec son Pistolero (mais est-ce de l'heroic fantasy cette série finalement ?), Moorcock avec Elric quand celui-ci va rechercher l'épée de Roland. Donc pourquoi pas commencer en plein Paris, XXIème siècle, au Palais BBBBBBBBrognard (pourquoi Grognard, quitte à être dans le réel, autant y être complétement, je ne comprends pas là, c'est Jean-Pierre Gaillard qui ne va pas être content), un problème d'informatique, un pirate qui tente de faire sauter les verrous de sécurité et pourrait par là faire vaciller l'économie planétaire, exploser les bulles financières, atomiser l'ultra-capitalisme galopant.. Brrrrrr ! Frisson dans le dos, la vache ça commence fort ! Imaginez TF1 ou Mc Do en difficultés financières à cause d'un salopard de pirate, un vrai bonheur... euh, une vraie horreur je veux dire.

    Vive la vaisselle donc qui me fait réfléchir à tout ça.

    Quand au style d'écrit, oui oui... chacun son style, soit ! Mais quand même ! Pourquoi mettre des mots entre guillemets ? Rigolo, essayait. Cela me fait penser au gens qui tentent même de mettre des guillemets à l'oral et qui en plus miment les guillemets avec les doigts au moment où ils prononcent le mot fatidique. Les guillemets ne servent à rien sinon dire que l'on n'a pas trouvé le bon mot.

    Voilà.
    Je ne sais pas si je reviendrai voir ce blog, déjà que j'y suis arrivé presque par hasard, si en plus il ne perdure pas !

    Posté par nico, 28 décembre 2004 à 09:22 | | Répondre
  • ooops

    ooops pour le Palais Grognard.. en fait c'est BRONGNIART. Mais bon grognard c'est rigolo car les travaux ont commencé sous Napoléon 1er...

    Pour les guillemets c'est vrai que c'est superflu pour rigolo, mais cela peux s'expliquer pour essayait.

    Et pour la suite le hacker, la Bourse de Paris n'ont plus aucune espèce d'importance...

    Posté par bolki, 28 décembre 2004 à 22:55 | | Répondre
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